2014_04_20a

Ce samedi soir, lorsque je me suis glissée dans le hall d'entrée qui fait également office de sas d'attente du Théâtre de la ville, j'allais voir une pièce de théâtre. Une pièce d'Offenbach. Ouais, d'Offenbach la pièce. Quoi ? Il n'a pas écrit de pièce Offenbach peut-être ? Aux vues de la moyenne d'âge et des tenues vestimentaires des personnes m'entourant, il semblerait que je me sois léééégèrement planter sur la nature du spectacle qui nous sera offert dans moins de vingt minutes. Et merde ! Il faut dire aussi que je n'avais pas lu le résumé du flyer. Je m'étais contentée du titre et de l'auteur. Et de faire confiance à ma culture confiture. En même temps, si j'avais su qu'il s'agissait en fait d'un opéra, pas sûr que je serais là, assise dans un fauteuil, dans l'orchestre avec, à onze heures, un mec très stylé : crête d'au moins quinze centimètres de haut. Genre Desirless. Je me demande comment ça tient... Hein ? Non, ce n'est pas le propos.

Rideau. La scène révèle les espaces musiciens et comédiens. En fait, les deux espaces ne font qu'un. A tel point que les musiciens deviennent comédiens. Des fois. L'histoire imaginée et jouée par Jacques Offenbach, une poignée d'années avant la guerre de 1870, sonne comme une comédie contemporaine. Il fallait oser, à l'époque, mettre en scène un couple homosexuel. Non ? Quand on pense que l'union maritale pour deux êtres du même sexe ne leur a été accordé que cent cinquante ans plus tard... Bref ! Des militaires, un homme qui aime un homme mais qui fait craquer une femme qui n'est autre que l'héritière du trône, un conseiller félon, un gradé débile. On dirait du Feydeau mais en chanson. Ca se voit que j'y connais rien, hein ? Tout ça pour dire que finalement, il ne faut pas avoir peur de l'opéra car des comme celui-là sont très abordables par le quidam. La preuve, j'ai même ri. Comme quoi. Après, je n'ai sans doute pas apprécié l'ensemble à sa juste valeur à cause de mon manque de connaissance en la matière. Comme par exemple le fait que Isabelle Druet, l'interprète de la grande duchesse, est la révélation lyrique des victoires de la musique 2011. Et puis, il est en français cet opéra. Donc le combo : langue maternelle, comédie humoristique et mise en scène actuelle (compagnie les brigands) ne peut être que gagnant et encourage à renouveler l'expérience. ♪ J'aime les militaires, j'aime les militaires... ♫♪