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Pour assister à la démonstration de beatbox qui vous attend, l'ouvreuse vous emmène dans le dédale de couloirs et de coulisses, entrailles du Théâtre. Entrée des artistes, loges, locaux techniques. Les étiquettes sur les portes vous dévoilent (un peu) l'envers du décors. Vous avez vraiment l'impression de descendre au fond de la mine. La mine, vous ne pensiez pas si bien dire... Vous pénétrez dans une petite salle très intime comparé à l'amphithéâtre habituel plongée dans l'obscurité. Le temps que vos yeux s'habituent vous distinguez un cercle assez petit au centre autour duquel l'hôtesse vous invite à vous asseoir. Par terre. Sans coussin. J'ai mal aux fesses d'avance ! Bref, pendant que mes pensées étaient perdues dans la recherche de la meilleure position à adopter pour ne pas trop souffrir du fessier, je sens un pied me frôler. C'est celui d'Ezra. Le beatbox man. Tout doucement, il s'avance vers le cercle en fendant la "foule". Il ne parle pas. Ses gestes sont lents et semblent comptés. C'est marrant, avec sa bonne bouille, son sarouel, son léger embonpoint, sa petite queue de cheval, tout ça au milieu du petit cercle, il me fait penser à un sumo... J'en suis là de mes réflexions quand il se met à tourner dans tous les sens en imitant le bruit d'une envolée de moineaux. Ca n'a pas loupé, ricanements et pouffements de la part des ados tout juste pubères dans mon dos. L'artiste est imperturbable et continue sa démonstration. Après les oiseaux, passons aux choses sérieuses. La main droite gantée d'une mitaine sur mesure (et expérimentale ?), elle pilote la démultiplication de sa voix et la circulation du son et de la lumière dans l'espace. Un coup à l'ouest. Un coup à l'est. Un coup il revient à l'ouest avant de tourner au sud. Voyez l'idée ? Bien qu'il soit seul au milieu de nous, nous avons l'impression qu'un orchestre philharmonique s'est invité au spectacle. Impressionnant ! Alors les jeunes ? Ca calme hein !? Tsss

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