Les marais de Marie

06 janvier 2012

Jusqu'à la folie

de Jesse Kellerman

Jonah Stem est étudiant en médecine dans une faculté de Manhattan. Alors qu'il rentre chez lui à une heure très avancée après une journée de stage plus que chargée en milieu hospitalier, il se sent encore l'âme d'un gentleman lorsqu'il entend les appels d'une femme en détresse. N'écoutant que son instinct en la voyant grièvement poignardée, il vole à son secours et se retrouve malgré lui en duel avec l'agresseur. Un coup de couteau malheureux plus tard, ce dernier ne nuira plus jamais. Voilà Jonah devenu superman... surtout aux yeux d'Eve, la victime. Mais la gloire ne dure qu'un temps et notre héros redescend vite sur terre lorsque la famille du défunt  le poursuit en justice !

Tout comme pour le précédent opus du même auteur, la presse américaine est élogieuse : suprêmement angoissant dit le Washington Post. Ah... Et bien, nous ne devons pas avoir la même définition de l'angoisse alors ! Parce que si Jesse Kellerman a une jolie plume, elle n'en reste pas moins gentillette et accessible aux moins de 16 ans... A aucun moment il n'a su instaurer un climat lourd, pesant, mettant très mal à l'aise. A aucun moment le lecteur ressent l'angoisse, les doutes ou même la terreur que le pétrin dans lequel l'auteur a fourré son personnage principal devrait immanquablement susciter. Parce qu'avec un merdier pareil, il a de quoi se taper plus que des sueurs froides et de jurer ses grands dieux, une fois la dernière page tournée, que si d'aventure vous vous retrouviez face à un homicide, il serait hors de question que vous rentriez dans le combat. Alors que dans les faits, on se demande juste quel bouquin on va bien pouvoir lire pour oublier au plus vite cette histoire de fait divers. Donc, comme pour Les visages, l'idée de base est bonne mais non exploitée comme elle le mériterait. Alors c'est dit : Jesse Kellerman, deux bouquins, deux déceptions. Une de trop. Game over !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 20:24 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,


02 janvier 2012

The Lady

de Luc Besson

Aung San Suu Kyi, fille de général Aung San qui a participé à la négociation de l'indépendance de la Birmanie en 1947, vit en Angleterre avec son mari européen et leurs deux garçons. Le jour où sa mère mourante l'appelle à son chevet à Rangoun, elle ne sait pas encore qu'elle part à la rencontre de son destin. Car Aung San Suu Kyi porte un lourd héritage : celui du nom de son père mort pour sa patrie faisant de celui-ci un emblème pour tous les birmans sous le joug de la junte militaire au pouvoir.

On dira ce qu'on voudra, on ne peut qu'approuver l'angle sous lequel Besson a choisi de traiter son sujet : le don de soi. Ce qui rend le personnage d'Aung San Suu Kyi d'autant plus humain avec ses blessures, ses peurs, ses questionnements, ses fêlures et sa fragilité. La caméra du réalisateur permet au spectateur de mieux comprendre comment un tel petit bout de femme a pu tenir sous les pressions du régime : le ciment de son couple ! C'est donc de cela qu'il s'agit ? De bons sentiments sur fond d'histoire d'amour ? On pourrait alors reprocher à Luc Besson d'avoir sacrifier le message politique au profit du message d'humanité. Mais il est beaucoup plus difficile de googleliser ce dernier... alors que le premier est très facile à dégoter sur le net. D'autant plus qu'il a su s'entourer d'acteurs rivalisant de talent. Si Aung San Suu Kyi a reçu le prix Nobel de la paix en 1991, Michelle Yeoh peut prétendre à recevoir celui de la meilleure actrice à la prochaine cérémonie des César. Il ne serait pas volé. Loin de là.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 17:13 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
01 janvier 2012

Buon anno nuovo


qu'elle vous soit douce, belle et prospère
qu'elle vous  apporte joie, bonheur et sourires
et qu'elle tienne toutes ses promesses
alors très bonne année nouvelle !

*************

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 11:31 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
30 décembre 2011

Une robe couleur de soleil

♪ (...) Prenez de la, prenez de la farine. Versez dans la, versez dans la terrine quatre mains bien pesées. Autour d'un puits creu, autour d'un puits creusez.
Choisissez quatre, choisissez quatre oeufs frais. Qu'ils soient du ma, qu'ils soient du matin frais, car à plus de 20 jours, un poussin sort, un poussin sort toujours ! Un bol entier, un bol entier de lait bien crémeux s'il, bien crémeux s'il vous plait !
De sucre parsemez et vous almaga, et vous amalgamez.
Une main de, une main de sel fin, un souffle de, un souffle de levain, une larme de miel et un soupçon de, et un soupçon de sel. (...) ♫♪

sont les ingrédients du cake d'amour de peau d'âne. Quand on voit la tête de la pâte avant l'enfournement, on s'attend plus à ressortir un bloc casse dent qu'un gâteau moelleux. Mais bon... Qu'on vous laisse être sceptique. Par contre, en suivant les indications de Chefnini, vous êtes assurée de présenter un gâteau dont la robe est couleur de soleil ! Whouaaaa !

Il ne s'agit pas précisement d'un cake mais il n'en reste pas moins d'amour ce pain d'épices (1) ! Et ce n'est pas votre père qui vous contredira, lui qui s'est empressé de prendre votre défense lorsque votre mère a trouvé que vous vous embêtiez bien. Aaaah ! mais laisse la s'embêter si elle a envie de s'embêter réprimanda-t-il sa femme la bouche pleine d'une grosse bouchée de votre pain des délices. Oui vous avez un papa gourmand...

Néanmoins, elle n'a pas laissé sa part lorsqu'une assiette contenant une part surmontée d'une tranche de foie gras et agrémentée d'une pointe de confiture de figue lui a été servie en guise d'entrée lors du réveillon de Noël... Vous, vous dîtes ça, vous ne dîtes rien ! Expérience à renouveler ? Oh oui ! Et ce, dès demain soir ;)

(1) : n'aimant pas particulièrement la cannelle dans les plats sucrés, j'ai remplacé les 2 càc de la recette initiale par 2 de mélange 4 épices. Ce qui porte la quantité de mélange 4 épices à 2 au lieu d'une. Comment ça c'est pas clair ? Pas de clou de girofle non plus dans ma préparation puisqu'absent de mes étagères.

               

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 17:03 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
29 décembre 2011

Petit restau entre amis

Depuis qu'il est interdit de fumer dans les restaurants, les gens ne savent plus quoi faire de leurs mains. Si si. Ce qui est fâcheux. Comme l'être humain n'aime pas avoir les doigts inoccupés, à défaut d'y tenir une blonde ou une roulée, entre les six huîtres de Cancale et le bar en croûte de sel, il tripote son smartphone. Alléluia, le voilà sauvé !

Lui, peut-être, mais le reste de l'assemblée ? Rien à foutre, il a les doigts occupés. Là est le principal. Et lorsqu'il le laisse à côté de son couteau, puisqu'il est droitier, l'être humain ne cesse de lui lancer un regard oblique au cas où il aurait loupé une vibration. Car oui, il a pensé à couper la sonnerie. Nous sommes entre gens de bonne société. Faut pas déconner ! Voici les présentations faites de  votre voisin de table tout droit sorti du Sentier, cousin germain de Dov ou de Patrick. La vérité ! (1) 26 piges à tout casser. Pantalon rose et chemise blanche. Blazer bleu marine (de papa ?) et foulard griffé. Sans oublier la montre, la fameuse, que tout homme se doit d'avoir avant un certain âge. L'entrée est avalée et ses 15 textos rédigés. Vous ne pouvez que vous incliner devant cette dextérité. Manger ET textoter en même temps ! Vous, vous ne pouvez que manger OU parler. Au choix. Mais bon, paraîtrait que ce n'est pas poli de faire les deux à la fois... De quoi ? Parler et manger. Non pas Manger et textoter. Quoi que...

- Et vous ? Vous avez un black aussi ? ... ???... Un un quoi ? des plus distingués ne peut que sortir de votre gosier. Car vous ne voyez pas bien de quel black il veut parler. Le rital préféré a bien le teint un peu mat mais de là à dire qu'il a la peau noire, faut pas pousser mémé non plus. Vous avez un black vous aussi ? répète-t-il en vous fourrant son smartphone sous le nez. Vous réprimez mal le fou rire naissant. Nan mais franchement. Est-ce que vous avez une gueule à avoir ce genre de gadget ? Nan, nannan moi je n'ai qu'un vieux machin qui fait quand même APN (2) croyez vous bon de rajouter, histoire de paraître moins... enfin plus... Oh et puis merde !

N'empêche que dépourvue de geekitude, vous n'avez pu jouer comme les autres convives à vous envoyer textos et autres invitations entre blackberry member's présents autour de la table. Hilarant. Vraiment. Vous avez trouvé ça tellement drôle que vous avez hésité deux secondes à ne pas prévenir la geekette de votre droite revenant des petits coins, qu'elle allait s'assoir sur sa boîte à tweet. Avoir un cui-cui au derrière. Ca, ça aurait pu être drôle ! Nan parce que les tweet c'est super important. Il ne faut surtout pas en louper un. Ne pas savoir que le chien de machinchouette a bien mangé vous aurait empêché de bien digérer. Vous en auriez été quitte pour prendre une petite poire par dessus tout ça. Moralité, les smartphones, au restaurant, diminuent le nombre de verres avalés. N'empêche que repetita si ils savaient tous ces gens là combien ils vous fatiguent, ils vous fatiguent... (soupir)

(1) : la vérité si je mens ! 1, 2 et bientôt 3.
(2) : et qui fait des photos pourries. Tiens, regarde !

        

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 18:09 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,




28 décembre 2011

Métronome : Histoire de France au rythme du métro parisien

de Lorànt Deutsch


"Pourquoi Métronome ? Mon livre veut être, en quelque sorte, un instrument qui marque la mesure et rythme le temps. Je vous propose donc d’avancer siècle par siècle, grâce aux stations de métro : une station de métro pour chaque siècle, afin de mieux nommer et situer l’histoire…
Je voudrais, avec vous, suivre les lignes du métro comme autant de fils d’Ariane. Elles nous emporteraient vers les stations dont les bouches bavardes se souviendraient des espoirs, des soubresauts, des emportements de la capitale. Prenez place, attention à la fermeture des portes, direction Lutèce…" L.D.

Belleville, République, Rue Saint-Maur, Grands boulevards, Saint-Marcel, Place d'Italie ou bien encore Saint Michel Notre-Dame. Ligne 1, ligne 5, ligne 12 jusqu'à la 14. Le métro parisien est chargé d'histoire. Sans en prendre conscience, en l'empruntant, nous voyageons à travers le temps au grès de ses stations, témoins de notre Histoire. Afin de nous éclairer un peu,  Lorànt Deutsch, ce passionné de vieilles pierres et amoureux de Paris, par son opus, nous sert de guide dans les boyaux de notre capitale. Et dès les premières lignes, le lecteur ressent la passion qui anime l'acteur. Et il en faut pour écrire, partager et intéresser sur un tel sujet ! L'histoire de France au temps des guerres des Gaules il y a plus kiffant, nan ? Et pourtant le pari est tenu malgré les quelques (nombreux ?) emballements que seule la passion sait procurer... Car oui, Lorànt est un acteur et non un historien. Alors on lui pardonne de nous perdre, nous autres non parisiens, dans les dédales de la capitale au détour d'une tour détruite ou de remparts disparus. On le rattrape quelques rues plus connues et encore à l'ordre du jour plus tard à l'aide de judicieux encarts nous dévoilant les caprices et autres ironies de l'Histoire. En fait, une petite carte de métro en annexe aurait été la bien venue. Oui mais, me souffle-t-on dans l'oreillette, il n'aurait pu sortir la version en images de son métronome : le métronome illustré...

Nota : en mars 2012, une adaptation documentaire en 4 parties devrait être diffusée sur France 5.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 16:00 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
27 décembre 2011

Or noir

de Jean-Jacques Annaud

Dans les émirats arabes des années 30, l'heure est aux rivalités entre émirs. Les rois Amar et Nessib n'échappent pas à la règle. Pour trois grains de sable et deux regs supplémentaires, ils se mènent une guerre sans merci. Alors, pour mettre fin aux combats, une langue de désert signera l'armistice entre ces deux rois en devenant zone neutre. Neutralité respectée jusqu'au jour où les américains découvrent du pétrole en son sein.

C'est l'air de ♪ fuiiiiiiiiis Lawrence d'Arabie, fuis Lawrence fuiiiiiiiiiiis, Lawrence d'Arabie ♫♪ (1) qui vient systématiquement en tête à la sortie d'une séance de cette dernière grande fresque épique de Jean-Jacques Annaud. Grande fresque oui mais pas chef d'oeuvre. Les costumes et les plans sont magnifiques. C'est vrai. Les images retravaillées début du siècle dernier plongent le spectateur dans l'Arabie Saoudite de cette petite peste d'Abdallah (2) et enchantent. C'est vrai aussi. Alors quoi ? Et bien pas grand chose de neuf finalement. C'est bien ce qu'on lui reproche ! Un leger arrière goût de déjà vu avec des acteurs pas si convainquants que ça à part Mark Strong qui perce l'écran. Mais aussi bon soit-il, il ne peut porter à lui seul un scénario qui semble devoir tenir coûte que coûte sur deux heures. Encore un coup d'épée dans l'eau pour Jean-Jacques, mais peut-être en attendait-on trop de ce dernier Annaud...

(1) : Fuis, Lawrence d'Arabie, seul et unique tube d'Annabelle à la fin des années 80 en référence au célèbre film éponyme avec Peter O'Toole.
(2) : Tintin au pays de l'or noir

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 19:49 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
10 décembre 2011

La source des femmes

de Radu Mihaileanu

Dans un petit village marocain, comme dans tant d'autres dans ce beau pays, l'eau courante est de l'ordre de l'imaginaire. L'eau, il faut aller la puiser là-haut dans la montagne. A la source fraîche. Et depuis la nuit des temps, ce travail revient aux femmes. Chacun son métier et les vaches sont bien gardées. Sauf que le monde change mais les traditions restes. Si autrefois, les femmes assuraient la corvée de l'eau alors que les hommes manoeuvraient aux champs, aujourd'hui ils bullent tranquillement aux cafés tandis qu'elles continuent à trimer sous le poids des seaux. C'est comme ça... Jusqu'au jour où Leïla, une jeune femme érudite extérieure au village fraîchement mariée à l'un des leurs, s'insurge et propose aux autres femmes de la communauté de protester contre cette discrimination. Avec quelles armes ? La seule qu'elles possèdent vraiment : se refuser aux devoirs conjugaux tant que l'eau ne coulera pas au sein du village.

Deux rangs derrière, trois espèce de pétasses s'étranglent littéralement de rire. Pourquoi ? Ce n'est pas drôle comme film ? demandent ceux qui ne l'ont pas encore vu. Oh si si ! Enfin, les scènes où une Biyouna un peu sorcière sur les bords braille comme un veau après son âne qui, avec l'entêtement qui le caractérise, s'arrête pile poil sur le chemin de pierre au milieu de nul part où Bouygues ne passe pas. Ca, oui, c'est drôle. Par contre, assister au viol de l'une des courageuse femmes osant se refuser à son mari sans un bruit, sans une larme, juste un gros plan sur un visage soumis et contraint de se taire. Je m'interroge... Et que dire du fait de voir un repas familial pris traditionnellement ? On leur pardonnera leur inculture (ou pas) lorsque l'une d'entre elles s'interroge tout haut, entre deux hoquets, sur le contenu du plat dans lequel pioche chaque convive. Mais qu'est-ce qu'ils bouffent là ? C'est vrai que des légumes, de la semoule et des morceaux de viande, on se demande bien ce que ça pourrait être ! Voyons..., une version marocaine de la tartiflette peut-être ?! Hey ! Les grognasses !? On ferme son clapet 2 heures et on réfléchit à ce qui se déroule sous nos yeux. Non, ce n'est pas une histoire tout droit sorti de l'imaginaire du réalisateur même s'il utilise des pointes d'humour pour faire passer un message. Un message d'actualité : l'égalité entre les hommes et les femmes sous forme de respect , d'entre-aide et d'amour. Et c'est tout ? Ben c'est déjà pas mal, non ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 13:04 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
04 décembre 2011

Porporino ou les mystères de Naples

De Dominique Hernandez

Vincenzo voit sa vie basculer lorsque le prince Sansevero remarque sa superbe voix. Mais Vincenzo n'est qu'un enfant. Pour garder son bel organe, il en perdra un autre et deviendra alors Porporino. Porporino jeune castrat parmis tant d'autres qui évolue dans la ville de Naples auprès de son protecteur.

Dur d'arriver au bout de cette lecture. Maintes fois, j'ai voulu la laisser tomber définitivement. Et puis non. En souvenir du Naples qu'on aime, on y revient. On espère découvrir cette ville sous les pas de ces hommes mutilés. On la lâche quelques semaines pour se remotiver. On persiste en se disant que ces interminables longueurs vont bien finir par aboutir sur quelques chose de moins soporifique. Ouiiiiii ! Dans la troisième partie ! Alléluia !
Alléluia peut-être mais il et trop tard... Aucune envie de mettre une once d'enthousiasme alors que l'auteur semble volontairement s'être arrangé pour détourner le lecteur de son récit en l'exploitant si mal. Alors que l'on s'attend à en apprendre d'avantage sur la vie des castrats dans une ville qui les vénérait jusqu'au 18ème, l'auteur nous perd dans des détails sans vraiment d'intérêt. A tel point que leurs "aventures" auraient très bien pu se dérouler à Milan ou à Venise que le lecteur n'en verrait pas la supercherie tellement la vie napolitaine est inexistante. Quant à la vie de Porporino, notre héros, celle-ci est tellement fade et quelque part ordinaire qu'il vaut mieux s'intéresser à celle de Farinelli pour apprendre quelque chose...

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 19:10 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
12 novembre 2011

Forces spéciales

de Stéphane Rybojad

L'équation est simple : c'est l'histoire de mecs qui risquent leur peau pour aller sauver celle d'inconscients qui risquent également la leur au nom de la liberté de la presse dans un décor faisant fantasmer les amoureux de ce genre d'endroit.

Quand je vois la pub pour l'armée de terre française ventant les mérites de franche camaraderie entre engagés jouant à la gue-guerre, tout sourire, ça a tendance à m'exaspérer. Grave. Que dire de tout un film de 1h47... !? surtout quand on sait que mon côté patriotique me porte plutôt à entamer, poing sur le cœur, ♪ (...) Alors, de combat en combat, s'est formée ton intelligence, tu sais qu'il n'y a ici-bas que deux engeances : les gens bien et les terrori-is-tes, parachutiiiiiiis-te (...) ♫♪ (1) que la Marseillaise. Bien.

"Forces spéciales" était donc censé m’intéresser autant que le comportement sexuel des caméléons par temps de pluie. Mais c'était sans compter sur la promotion du film par l'équipe quasi au complet invitée à la table d'Alessandra Sublet dans C à vous sur France 5. Alors, est-ce les yeux rieurs de Benoît Magimel, qui lui donnent un charme fou soit dit en passant, qui m'ont envoyée les retrouver dans une salle obscure ? A moins que ce soit mon attirance inexpliquée pour les paysages du Moyen-Orient. Ou bien encore l'assiette appétissante dressée par Luana Belmondo ou Julie Andrieu (je ne sais plus). Je ne sais pas.

Quoi qu'il en soit, nos esprits formatés par les films américains sur la guerre en général grâce à Rambo ou autre monsieur muscle sans cervelle mais immortel font fi de ce qui se passe réellement sur place. Stéphane Rybojad remet donc les pendules à l'heure avec un scénario pauvre peut-être et déjà vu mais qui a le mérite de pouvoir être accessible par tous. Alors, qu'il fasse prendre conscience de la réalité du quotidien des élites militaires ou qu'il accentue l'antimilitarisme, "Forces spéciales" a le mérite de faire réfléchir à défaut de faire réagir. Et rien que pour ça, il vaut le déplacement.

(1) : Parachutiste de Maxime Leforestier
Nota : interview intéressante du réalisateur sur Première

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 10:13 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
05 novembre 2011

Dans ma basse cour il y a... (1)

Jeudi soir, dans La grande librairie de France 5 (oui, il vous arrive de regarder des émissions non neuneuifiantes), Annie Duperey présentait son dernier bouquin : le poil et la plume (non neuneuifiante peut-être mais entendre Didier Van Cauwelaert parler de son journal intime d'un arbre vous fait quand même douter un poil). Le poil, elle, elle en avait déjà parlé dans son opus les chats de hasard (que vous n'avez pas réussi à terminer d'ailleurs...). La rencontre avec la plume semble assez récente pour elle. La plume sous forme de poules qu'elle élève dans sa maison de campagne dans la creuse. Devenue soudain savante sur ce gallinacé, elle en devient le porte-parole parce qu'il serait soi disant injustement qualifié de con...

Ben Annie, avez-vous envie de lui dire, vous n'avez pas dû côtoyer les mêmes de poules. Parce que plus débiles que ces bestioles on trouve difficilement quand même, non ? Oui, bon, d'accord, les pintades ne sont pas mal non plus dans le genre, c'est vrai. Mais quand même les poules quoi ! Tiens, écoute ça : ado vous étiez plutôt du genre esprit de contradiction au style vestimentaire tirant sur le grunge avant que votre mère ne s'aperçoive que votre jean savamment déchiré dévoilait un bout de fesse. Elle n'a pas hurlé. Non. Elle s'est juste contentée de vous interdire l'accès à la porte d'entrée accoutrée de la sorte. Le dit jean s'est pourtant retrouvé dans votre armoire lavé, repassé ET agrémenté d'un charmant ruban écossais bleu marine et vert recouvrant le raccommodage. Très Kurt Cobain de l'attitude... Le rapport avec la choucroute ? Aucun. Vous y arrivez.

Vous étiez donc plus proche du modèle zonard du centre ville dans l'âme que celui de Marie Ingalls dans sa prairie. Alors, lorsqu'il vous était demandé d'aller vous aventurer dans le fond du jardin pour ramasser les oeufs et/ou donner à manger aux deux pondeuses, c'est avec les yeux levés au ciel, un soupir venant des orteils et l'enthousiasme d'un condamné dans le couloir de la mort que vous vous y rendiez bon gré mal gré. Avant même d'ouvrir la porte de l'enclos, vous vous armiez d'un bâton. Alors vous les voyiez accourir, tentant de battre le record du monde du cent mètres, ces morfales, quelque fois que vous ayiez un truc à bouffer. Déçue, la plus goinfre des deux s'approchait sournoisement pour vous donner un coup de bec. Et là BAM ! Un coup de bâton sur la crête avant de prendre vos jambes à votre cou pour vous réfugier dans le poulailler, fermant la porte derrière vous avant qu'elles n'aient pu vous rattraper. Une boîte de grains de maïs plus tard pour les occuper, vous pouviez vaquer à vos corvées. A chacune de vos rares visites, même rituel : le bâton, la tentative de coup de bec, BAM ! un coup sur la crête, la course, la boîte de grains. Si ce n'est pas la définition de la connerie ça, d'aimer se ramasser un coup sur le crâne ?!

Qu'on ne vous dise pas que vous étiez tombée sur une poule sado parce que les actuelles squattant le poulailler parental ne sont pas plus fines... Certes elles ne vous piquent pas les pieds mais il faut dire que vous les menacez verbalement avant d'entrer dans leur domaine. A bien y regarder, la plus folle des trois, c'est peut-être bien vous... Parler à des poules... Franchement... !?

(1) : ... ♪ des poules, des dindons, des oies. Il y a même des canards. Qui bar-bo-ttent-dans-la-mare ! Et ça fait : cot, cot, cot codec ! Et ça fait cot, cot, cot codec. C'est le ROCK'N ROLL des gallinacés. Oh yeaaaaaaaaaaaaar !!! ♫♪

       

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 09:45 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
31 octobre 2011

La couleur des sentiments

de Tate Taylor

Dans l'état du Mississippi des années 60, la petite ville de Jackson est régie par un ordre bien établi faisant fi du grondement de la minorité noire qui commence à monter dans le reste du pays. Ici, c'est les blancs avec les blancs et les noirs avec les noirs. Les premiers ayant droit d'humilier et d'exploiter les derniers sans aucun droit pour eux de riposter. Point. Pourtant, le retour de Skeeter, une jeune femme de bonne famille fraîchement diplômée et l'esprit résolument ouvert, va bousculer les idées reçues en rompant cet ordre. En effet, choquée par l'attitude méprisante de ses amies à l'égard de leurs personnels noirs, elle décide d'écrire un livre sur leurs conditions auprès de leurs employeurs. Livre écrit en collaboration secrète avec ces nounous qui élèvent ces petits blancs si aimants bambins et si hautains une fois devenus grands.

La claque... Tout y est : la douleur, la résignation, l'humiliation, la colère, la détresse, la vengeance, la tristesse, la joie, le bonheur, la solidarité, la maladie, l'amour, la tendresse, la rancoeur, la bonté, l'aveuglement, la peur, la naïveté, la méchanceté, la violence, la... Plus de deux heures pour passer en douceur par la tendresse toutes ces émotions. Plus de deux heures qui passent en un éclair baladant le spectateur entre les larmes aux coins des yeux et les sourires au coin des lèvres. Pas une goutte de sang, pas une bagarre, pas un mort. Non que des émotions pour faire passer un message que l'on reçoit comme une claque rapidement essuyée par des larmes qui la transforme en baiser. Cet univers presque exclusivement féminin tranche ouvertement avec celui quasiment masculin de Le droit de tuer tout aussi émouvant mais tellement plus violent. Les femmes ont leurs coups bas et leurs joutes verbales. La démonstration en a été faite ici. Leurs combats moins sanglants n'en restent pas moins aussi importants et décisifs dans l'évolution des mentalités et le droit à l'égalité et au respect. Pour tous. Belle leçon d'humanité... Si un seul film doit être vu d'ici à la fin de l'année que ce soit celui-ci.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 09:44 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
25 octobre 2011

Une femme simple et honnête

de Robert Goolrick

Ralph Truitt est veuf depuis bien longtemps. Seul, sombre et aigri il décide tout de même de mettre fin à son veuvage et de refaire sa vie. La lettre de Catherine Land, en réponse à sa petite annonce passée dans un quotidien, retient toute son attention grâce à une phrase rassurante : Je suis une femme simple et honnête. La photo d'une femme accompagnant ces quelques lignes finit de le convaincre qu'elle sera parfaite pour partager le restant de ses jours et de ses nuits. Cette certitude fond comme neige au soleil lorsque Catherine descend sur le quai de gare où il l'attend.

Lecture conseillée par Olivia de Lamberterie, chroniqueuse littérature de Télématin, la lectrice a hésité deux minutes avant de l'inscrire sur sa LAL. Quoique de bon conseil, les choix d'Olivia portent en général sur des livres qui se lisent bien mais qui ne transportent pas non plus... La couverture aidant, il finit par atterrir tout de même sur le chevet. Les premières pages dépassées, un long soupir accompagne la pensée du moment : romantisme gnangnan à la Jane Austen, ce n'est décidément plus de son âge ! Elle persiste tout de même en levant les yeux au plafond. Le ton est égal au début, devient pesant au bout de quelques chapitres en accord avec l'atmosphère du livre qui finit par intriguer et donc par devenir intéressant ! Robert Goorick est de ces auteurs qui ont l'art et la manière d'accrocher son lecteur à son opus. Amener l'intrigue, doucement. Poser l'intrigue, solidement. Et au moment où la lectrice s'y attend le moins, il renverse les pions et déstructure le jeu. Et ce, sans casser le rythme. Alors de romantisme gnangnan du début, la lecture passe au statut de poésie voluptueuse. Là, plus question de le lâcher avant qu'il n'ait livré tous ses secrets !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 22:01 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
24 octobre 2011

La pop anglaise à la sauce française

Samedi soir, 23h15. ♪ Douille touille ouille, ouille touille douille, touille ouille douille ♫♪ et cetera, et cetera - à moins que ce soit douille ouille touille..., vous ne savez plus - sont les sons qui sortent de l'alvéole 14 transformée en salle de concert. Les 1000 festivaliers dodelinant au rythme de la musique transe du groupe Hilight Tribe semblent subjugués par les sons sortant du didgeridoo accompagné de percussions.

C'est impressionnant. Les sons. Mais pas que. Vous avez cessés d'halluciner totalement quand deux toutes jeunes femmes se sont mises à faire des pompes à vos pieds. Comme ça. Là, vous vous êtes regardés, vous et votre pote, d'une manière entendue. C'est clair, vous ne prenez pas du tout les mêmes cachets ! D'un commun accord vous sortez de là en évitant de justesse les poings et la porte. Traversez la rue pour vous réfugiez vers une musique moins... enfin plus... 

Bref ! Pourtant la soirée avait plutôt très très bien commencé par la découverte d'un groupe nantais inconnu de vos oreilles mais qui, apparemment, commence à inonder quelques ondes. Elephanz. C'est le groupe de quatre garçons dans le vent aux rythmes pop. Tu ne trouves pas que ça ressemble un peu aux Beattles ? vous demande-t-on à l'oreille gauche. Grave ! rétorquez-vous aussi bien à votre interlocuteur qu'au chanteur qui vous demande à vous personnellement par micro interposé ♪ Do you like my song ? Do you like my lyrics ? ♫♪ Il a beau vous mettre le coeur en mode guimauve mais il est temps pour vous d'aller écouter ceux pour qui vous vous êtes quand même déplacée : Lilly Wood & The Prick. Sentant le coup venir, voilà qu'il vous sort innocemment maintenant on va vous faire une reprise des Prixies. Alors là, c'est petit ! Nan parce que les Pixies c'est quand même toute votre jeunesse quoi ! Hey ! C'est donc la mort dans l'âme (si si) que vous quittez la salle après seulement 4 chansons 1/4, tiraillée que vous êtres de rester là, à écouter de la très bonne pop anglaise et d'aller écouter la bande à Lilly...

Les têtes d'affiche ont assurés mais vous devez avouer que vous n'étiez pas complètement dedans... Nan, une partie de vos pensées sont restées accrochées à la rambarde du balcon d'en face. Balcon que vous vous êtes empressé de retrouver d'ailleurs pour suivre le numéro du batteur du groupe suivant : We are enfant terrible. Le reste du groupe, vous ne saurez dire mais pour le grand escogriffe qui tape comme un dingue sur sa batterie qu'il en envoie valdinguer ses lunettes, c'est sûr ! Mais ceci est une autre histoire ;)

      

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 21:21 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
22 octobre 2011

The artist

de Michel Hazanavicius

Georges Valentin est l'étoile du Hollywood des années vingt. Comme beaucoup de dinosaures de cette époque, Valentin, ayant boudé de manière hautaine les prémices du cinéma parlant, se retrouve seul sur le quai gare ayant loupé le train en marche vers le changement. Train qui emmène avec lui une nouvelle génération jeune et fraîche d'acteurs parmi laquelle se trouve Peppy Miller, une ancienne figurante du muet à qui Valentin a donné un coup de pouce en son temps de gloire.

Allergiques au Dujardin, changez de salle ! L'homme est sur tous les plans. En même temps, The artist tourne autour de la déchéance de son personnage à l'écran : une star hollywoodienne du cinéma muet à la fin des années 20. Et pour camper son personnage dans les conditions de l'époque, il use de tout son talent pour le faire éclater à l'écran. Autant je n'avais pas du tout, du tout, du tout accrocher à ni à vendre ni à louer, film quasi muet vu l'absence quasi totale de dialogue, autant le muet de Hazanavicius enchante et nous fait renouer avec nos souvenirs d'enfance et des personnages cultes. Ceux-là même qui nous faisaient hurler de rire comme Laurel et Hardy ou encore le si talentueux Charly Chaplin. Ce brin de nostalgie fait que la magie du cinéma opère malgré quelques longueurs. Car 1h40 d'orchestre jazz ou classique en fond sonore, c'est long. Et les sourires charmeurs de Jean tout comme la nature entière de la talentueuse Bérénice Bejo ni changent rien. Cependant, il y a a fort à parier que l'Amérique va envier le français d'avoir eu cette idée le premier ! D'autant plus qu'il a été tourné en anglais. Donc facilement exportable. Malin ! Mais entendons nous bien, bien que je salue la prestation des acteurs principaux qui ont su rendre tendre une histoire somme toute banale et entendue et le toupet du réalisateur d'avoir osé monter un tel projet à l'heure du numérique et de la haute technologie, je n'irai pas voir ce genre de film tous les jours. Et inutile que Uggy fasse son numéro de petit chien désespéré. Rhaaaaaaa ne me regarde pas comme ça hein ?! On a dit non ! Je sais que c'est du chiqué. C'est bien du chiqué dis ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 13:49 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
17 octobre 2011

Souk toujours

Il est un jeu populaire dans les pays du Mahgreb, et ceux du moyen-orient aussi, qui gonfle un peu tout le monde mais par où il faut indéniablement passer pour effectuer ses menus achats / souvenirs : le marchandage. Et que je te monte les prix un max d'un côté. Et que je t'indigne de l'autre à coup de tu ne me prendrais pas pour un touriste ?. Et que chacun campe sur ses positions bien que l'un des deux est sûr ou presque de se faire couillonner. Quoique étant une institution, vous avez lu, vous ne savez plus où, que cette pratique emmerderait autant les vendeurs que les acheteurs. Comme quoi ?!

Passons. Vous avez dû tout de même vous y coller contre mauvaise fortune bon coeur pour renouveler votre paire de chaussons favorite à savoir, des babouches. Ca tient bien chaud. C'est hyper pratique. Ca a un côté vacances lorsque vous regardez vos pieds en hiver. Les couleurs sont en général assez fun. Ca a une durée de vie bien supérieure aux Isotoner de mémé Léonie (1).  Et en plus vous pouvez sortir dehors avec. Bref ! Vous kiffez.

Et l'entretient ? Rien de plus simple. De la crème Nivéa. ???????? s'interroge le lectorat. Qu'il se rassure, vous aviez tiré la même tête lorsque, quelques années plus tôt, l'artisan marrakchi en maroquinerie vous avait ri au nez en apprenant que vous nourrissiez vos cuirs avec du cirage. Et avec quoi d'autre voulait-il que vous les entreteniez ?! Il est marrant lui ! C'est là qu'il vous révéla une évidence en vous précisant qu'il ne vous viendrait pas à l'idée de vous en enduire le visage. Et le cuir étant ni plus ni moins que de la peau, il mérite bien le même traitement que la vôtre, nan ? Alors si la Nivéa est bonne pour votre peau, pourquoi elle ne le serait pas pour vos cuirs ? Soit... Et puis si ça pouvait masquer un tant soit peu l'odeur de bouc en rut que votre paire de pompes d'intérieure ne manquait pas de dégager, vous étiez preneuse !

L'odeur. Parlons-en de l'odeur. Elle n'est rien comparée à celle pestilentielle que dégagent les tanneries. Découvrir les conditions de travail dans lesquelles sont baignés les tanneurs vous ont soulevé le coeur au sens propre comme au figuré. Et ce n'est pas les 2 branches de menthe que vous avez tenté de rentrer désespérément dans vos nasaux quitte à ressembler à une tête de cochon farcie qui y ont changé quelque chose... Car il faut savoir qu'une des matières premières de base pour traiter les peaux quelles qu'elles soient est la fiente de pigeon. C'est sûr qu'une fois transformées en sac à main, on y pense plus mais maintenant que vous savez, vous ne regardez plus les Gérard Darel du même oeil... Si ?

(1) : la paire précédente a tenu 6 ans avec un usage quasi quotidien, à l'exception des mois d'été. Pour un investissement de 70 dirhams, soit 7 euros, on peut dire que le rapport qualité / prix est plus que satisfaisant. A titre indicatif, 70 dirhams est le prix moyen d'une paire de babouches simple d'intérieure. Prix d'ailleurs pratiqué au centre d'artisanat à Marrakech.

                 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 08:37 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
15 octobre 2011

La terrasse des délices

Après avoir poussé des whouaaa émerveillés dans un des palais marrakchis transformé en restaurant pour tourisme de masse au beau milieu de la médina, vous désenchantez vite fait lorsque le tajine atterrit au milieu de la table. C'est vous où vous vous retrouvez avec un pot au feu version berbère dans votre assiette ? Vous jurez bien que dès que l'occasion vous sera fournie, loin des sentiers battus et imposés par votre cerbère de guide vous irez à la rencontre de cette merveille qu'est la cuisine marocaine. La vraie.

Nan parce que vous n'êtes pas venue là pour vous voir servir des plats formatés grand public pour l'américain qui ne mange pas épicé comme au français qui râle de ne pas trouver de cochonnailles en passant par l'allemand qui ne veut pas changer ses habitudes. La beauté ne se mange pas en salade parait-il. Clair ! Et puis, c'est pas re-pré-sen-ta-tif ! Point barre.

Heureusement, comme chez nous, nombreuses sont les petites gargotes qui ne payent pas de mine pour certaines mais offrent des plats gourmands semblant tout juste sortir de la cuisine familiale. Juste miam quoi ! D'autres sont moins exotiques mais offrent une qualité gustative à se taper le ass on the floor. Qu'on vous passe l'expression. C'est le cas de la Terrasse des épices, petit bijou perdu dans la médina surplombant le souk Cherifa. He madame ?! Tu vas à la Terrasse des épices ? Suis moi ! Mon frère y travaille ! vous lance un gamin souriant et fier comme un paon d'avoir un membre de sa famille appartenant au staff de la place. Vous laissez donc tomber le plan des souks pour suivre au pas de course le "frère de" qui s'empresse de s'improviser guide histoire de justifier la pièce qu'il ne manquera pas de vous estorquer une fois arrivée à bon port. C'est de bonne guerre soupirez vous.

La Terrasse des épices donc. Restaurant niché au-dessus des dédales de boutiques d'hérboristes, de vendeurs de babouches, de lampes, de chèches et vous en passez, vous accueille sous un soleil de plomb. Les petites niches disposées tout autour de la terrasse recouverte de papyrus offrent une ombre appréciable mais beaucoup moins que le judicieux dispositif d'eau vaporisée à l'entrée de chacune d'elles. Le temps de vous installer sur de confortables coussins disposés sur des banquettes, les ardoises vous sont rapidement proposées. Tajine aux figues. Tajine de poulet au citron. Mechwi du chef. Brochettes kefta ne sont qu'un aperçu de ce que vous propose la carte. La tablée est en manque d'autentisme et de saveurs du pays : tournée générale de tajine. Yalla !

Verdict ? Viande fondante, sauce goûtée, légumes cuits à point. Seul le bruit des fourchettes vient troubler ce moment d'extase. La carte des desserts n'a rien à envier à la précédente : salade d'orange à la cannelle, sabayon de mangue, et du tout chocolat certes moins exotique mais néanmoins très gourmand. Un thé vert à la menthe pour finir le repas et une note correcte pour les européens que nous sommes. Une adresse à ne pas manquer pour partir à la découverte d'un Marrakech plein de saveurs gustatives tout en restant dans un cadre somme toute assez lounge.

Terrasse des épices, 15 souk Cherifa - Sidi Abdelaziz - Marrakech médina - Maroc
Il est plus prudent de réserver... Vous dîtes ça, vous ne dîtes rien.

      

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 18:05 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
10 octobre 2011

Les dernières pages blanches

Moins de temps pour écrire à confesser - Un départ pour loin là-bas de l'autre côté de l'océan à encaisser - Un jardin qui demande à ce qu'on le prépare pour l'hiver à contenter - Une rentrée sur les chapeaux de roue à planifier - Une carrière à gérer - Des bouquins commencés - Un seul de terminé et les autres bien vite refermés - Des spectacles à réserver - Des vacances à classer - Une famille à s'occuper et le quotidien à pourchasser - Un chaton à éduquer - Une pile de linge qui n'en fini pas de monter - Une flemme à dégager - Une envie de revenir mais... - Mais je reviendrais : bientôt

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 21:13 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
02 septembre 2011

Game of thrones

Alors que le service public joue avec nos nerfs, déjà bien à cran avec une météo plus que taquine, en supprimant sans tambour ni trompette Private practice de sa programmation de cette rentrée (vous trouvez moyennement drôle le fait de vous fermer sous le nez la saison 3 du spin-off de Grey's Anatomy alors que la chaîne n'en était qu'à la diffusion du 7ème épisode sur 23... Moyennement), vous vous dîtes que quelque part, il cautionne le streaming. Si si. Sinon pourquoi agir de la sorte ?

Vous en êtes à ce stade de réflexion en pensant également à une autre série addictive : Game of thrones ou le trône de fer (en français dans le texte). De quoi ? De quoi ? Une série diffusée en France et visionnable sur petit écran uniquement si vous êtes client Orange. Que vous n'êtes pas... Bref ! Amoureux du Seigneur des anneaux et d'Excalibur, le graal est à portée de clics.

Des guerres de territoire, des alliances, des complots, des dieux d'un ancien temps, le pouvoir d'une épée, la déchéance d'un clan, la soif de vengeance, l'adultère, la barbarie moyen-âgeuse, l'usurpation, un monde imaginaire, des êtres légendaires, l'imminensce d'un hiver rude et long, long de plusieurs années voire décennies. Une belle promesse donc pour les adeptes d'héroic fantasy. Et une promesse tenue une fois que vous avez réussi à repérer qui est qui, qui fait quoi. Qui complote contre qui et qui couche avec qui. Quoique, ça c'est le plus facile ! Nan parce que là, nous sommes loin des scénarii à la Amour, gloire et beauté que si vous avez loupé les 10 derniers mois, vous vous y retrouvez toujours puisque Ridge sera encore à se demander au bout de 20 ans de réflexion si oui ou non il est amoureux de Logan. Ici, ce sont 9 clans (1) qui se déchirent et/ou qui s'allient tout au long des 10 épisodes de la première saison pour une seule cause : prendre ou garder, c'est selon, le trône du royaume des sept couronnes forgé d'épées. Comme les trahisons et les alliances ne pimentent pas suffisamment le quotidien de cette civilisation, une autre menace grandit de l'autre côté du mur. Un mur gigantesque érigé tout au nord pour séparer le royaume du monde des ténèbres et surveillé par une garde de nuit alors qu'à l'est ce qui se prépare ne dit rien qui vaille... Quand on vous dit que ce n'est pas si simple !

Oui, c'est sanglant. Oui, c'est violent. Oui vous vous être retrouvée plus d'une fois avec la main devant les yeux en écartant légèrement les doigts pour voir quand même. Mais, euh, messieurs Benioff and Weiss, La saison 2 c'est pour quand ?

(1) : organigramme

       

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 22:06 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
27 août 2011

Absolument dé-bor-dée ! ou le paradoxe du fonctionnaire

de Zoé Shepard

Zoé est jeune diplômée de la haute fonction publique. Remontée à bloc et ayant réussi avec brio le tant redouté passage devant jury lors du concours d'admission, elle intègre une collectivité territoriale prête à en découdre. Seulement ses cours ne l'ont nullement préparée à se retrouver entourée d'une majorité de collaborateurs et supérieurs noyés dans un verre d'eau et plus préoccupés par le choix des petits fours pour l'arbre de Noël de la mairie que celui du meilleur candidat au dernier poste à pourvoir.

Il est aujourd'hui de notoriété publique que ce "pamphlet", triste réalité du quotidien d'une mairie du sud-ouest, a valu à son auteur quatre mois de suspension. 4 mois de suspension pour avoir osé écrire ce que tout le monde suppose tout bas. Certes Zoé Shepard n'y va pas avec le dos de la cuillère mais sa plume acerbe reflète son amertume plus que légitime. Pourtant ne doit-on pas s'attendre à de telles déconvenues lorsque dans la moindre administration madame Michue doit attendre sagement qu'une guichetière ait fini son récit passionnant sur les vertus des couches lavables ou autres conneries de ce genre à sa collègue de voisine avant de se faire interpeller de manière peu amène d'un c'est pour quoi ? lui signifiant par la même qu'elle ne tombe pas super bien là, car elle a autre chose à faire que ce pour quoi elle est payée (1)... Mais que les fonctionnaires se rassurent. Le schéma peu enthousiasmant décrit au cours de ces 300 pages n'est pas réservé qu'à l'administration. Oh noooon !!! Les grandes entreprises ont elles aussi leur lots de débordés chroniques. Alors cet opus ne fera finalement fulminer que ceux qui se reconnaîtront dans les profils de coconne et autre simplet. Les autres, à défaut d'être consternés puisque désabusés, se contenteront de pouffer !

(1) : dans le rôle de madame Michue, moi - dans le rôle de l'administration, une sous préfecture.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté par Marie des marais à 15:28 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags : , ,