de Khaled Hosseini

2014_03_28Abdullha et Pari sont frère et soeur. Vivant dans un pauvre village afghan, le père se remarie et donne un demi-frère à ses aînés. Nabi, l'oncle par cette nouvelle alliance, lui, a réussi. Il vit à Kaboul et travaille pour un riche propriétaire dont la femme ne peut avoir d'enfant. Pas d'argent, trop de bouche à nourrir d'un côté. De l'argent à ne savoir qu'en faire et une maison vide de cris d'enfant de l'autre. Un entremetteur. Des vies chamboulées des deux côtés.

Qu'il était attendu ce nouveau Hosseini, comme le messie par les croyants. A la sortie de Mille soleils splendides, j'avais tourné la première page la peur au ventre d'être déçue tellement Les cerfs-volants de Kaboul m'avait émue. Il ne pouvait toucher d'avantage. Erreur. Ce deuxième opus fait vibrer toutes les fibres émotionnelles (en clair, j'ai fini en larmes). Pour celui-ci, j'étais confiante. Khaled ne peut pas me décevoir. Et pourtant... Loin d'être mauvais, on ne retrouve pas cette sensibilité à fleur de peau qui chavire et ne peut que faire mouche auprès du lecteur. La plume est toujours aussi fluide, précise et efficace. Ce n'est pas ça. Là, il lui manque ce petit quelque chose du début qui vous bouleverse malgré vous. Peut-être est-ce dû au fait que l'auteur nous trimbale d'Afghanistan en Grèce. De Grèce en France. De France aux Etats-Unis . Qu'il passe d'un personnage à l'autre, acteurs et maillons de cette grande chaîne séparant le frère et la soeur. On s'attend à une quête entre ses deux moitiés séparés. On assiste à une démonstration de cause à effet. C'est intéressant mais déstabilisant. Un parti pris que l'auteur a peut-être dû s'imposer pour éviter de se retrouver coincé dans une case dont il est difficile de sortir ? C'est sûrement payant mais pas autant qu'on pourrait l'espérer... Bref, pas déçue mais pas complètement emballée non plus. Autrement dit, peut mieux faire !