de Anna Gavalda

2014_04_27Mathilde, 24 ans, étudiante en congés sabbatiques, vit à 300 % entre les sorties, les beuveries, les fêtes et le shopping. En un mot, sa vie est géniale. Si géniale qu'il ne lui faut qu'une rencontre avec une personne aux antipodes de ses fréquentations pour qu'elle se remette en question.
Yann, 26 ans, sur-diplômé et vendeur quelconque, vit platement entre les dîners chez belle-maman, les activités ménagères dans l'appartement qu'il pourrait devenir un appart' témoin et les sorties ciné programmées en couple. En un mot, sa vie est insipide. Si insipide qu'il ne lui faut qu'une rencontre aux antipodes de son train train quotidien pour qu'il se remette en question.

Ce dernier Gavalda a beaucoup été descendu comme La consolante d'ailleurs. Autant, pour ce dernier, j'appréhendais sa lecture par peur d'être déçue, autant celui-là j'ai fait fi des commentaires négatifs et ai commencé ma lecture sereinement. Et j'ai bien fait. L'auteur reste fidèle à elle-même et sa plume ne faiblit pas. On retrouve avec joie ses mots justes et presque poétiques pour décrire une vie en s'adaptant indéniablement au sujet auquel elle s'attaque. Ici, se sont deux nouvelles qu'elle nous propose. La vie d'une jeune femme de 24 ans avec son langage bien d'aujourd'hui. OK, certaines phrases ne sont pas toujours très belles dans la bouche d'une femme mais c'est se voiler la face que de croire que certaines expressions de nos jours ne sont réservées qu'à certains mâles mal embouchés... Et puis elle nous la rend vivante sa Mathilde. Il en est de même pour son Yann, si propre sur lui qu'il en est lassant. Tellement lassant qu'il s'épuise lui-même ! Si ces deux personnages phares peuvent exister dans la vie de tous les jours autant leur élément déclencheur pour se demander comment ils en sont arrivés là est un peu abracadabrantesque. Mais on s'en fout ! Après tout, la vie peut nous réserver de belles surprises alors pourquoi ne pas imaginer ceux là ? Moi, j'aime bien l'idée. Après, qui d'entre nous serait capable d'aller jusqu'au bout de leur réflexion. C'est peut-être ça qui dérange le plus les bien pensants. Finalement.