2014_05_11a

Germinal. Germinal ? Germinal ! Ah mais ouiiii ! Germinal de Zola. Voilà ! Voilà rien du tout. Parce que ce Germinal là n'est pas celui qu'on croit. Il est bien raccord avec la société mais une société qui n'existe pas encore. Les auteurs, Halory Goerger et Antoine Defoort, partent de rien, du néant pour construire une société basée sur quatre individus. Trois hommes et une femme. Dis comme ça, le spectacle a un potentiel chiant assez élevé, il faut l'avouer. Et pourtant, pourtant, malgré le caractère philosophique du truc, c'est le rire qui prime dans la salle. Hallucinant ! Les mecs ont réussi à nous écrire l'histoire d'une humanité en 1h15 top chrono sans nous laisser une minute de répit, tout en finesse (ou presque) (parce que découvrir le son en éclatant le plateau à coup de pioche, n'est pas vraiment la définition de la délicatesse), avec un humour décalé et remarquable. Hop ! Que je te découvre la pensée. Paf ! Au tour de la parole. Bing ! Par ici l'organisation sociale. Et que dire quand intervient le moment où doit entrer en jeu les religions ? Arf ! Un grand moment de lucidité ! Ceci dit, l'homme étant ce qu'il est, est-il possible d'imaginer une autre issue que celle dont nous sommes les héritiers aujourd'hui ? Ce n'est pas dans le spectacle. Je me pose juste la question. Mise à part ça, ici aussi, les nouvelles technologies sont une aide précieuse aux deux compères pour la mise en scène de leur spectacle. Sans elles, il n'aurait sans doute pû être. Du moins pas avec cette qualité et cette fluidité là. C'est Civilization mais version théâtre en fait ! Ceci n'enlève rien au jeu des quatre acteurs qui doit lui aussi être souligné. Un spectacle de qualité donc, primé lors du festival d'Avignon en 2013. C'est peu dire. So, just have fun !