Le titre est racoleur mais j'y suis pour rien. Ce n'est pas de ma faute si Christophe, le chanteur (oui oui celui d'Aline et des mots bleus), qui l'avait perdu bien quarante ans plus tôt vient de le retrouvé. Le paradis. Du coup, il en a fait un album qu'il partage sur scène dans toute la France. Et il est passé dans le bled. Et j'y suis allée... Je SAIS ! Mais comme la saison dernière j'ai eu un véritable coup de coeur pour Arno, je ne sais pas, je me suis dit, dans l'euphorie du souvenir, que pour lui ça serait pareil, que ce n'est pas parce qu'il a fait danser mes parents et que je ne connais que deux chansons dans tout son répertoire que c'est forcément nase. Et ? Et bien... Ca aurait pu être sympa si ça n'avait pas été aussi intimiste. Un porche au fond à droite, une estrade au centre sur laquelle trônent un synthé et tout un tas d'élecronique, un piano à queue sur le devant à droite, un jeu de guitares sèches et électriques sur le devant à gauche et Christophe tout court. Christophe passant d'un pôle à l'autre, nous racontant comment lui est venu l'idée de prendre un fauteuil à roulette et de monter un micro dessus, nous expliquant ce qu'il a voulu partager avec nous en se produisant seul sur scène comme il a pu l'être dans son sudio au milieu de son appartement : être proche de toi, public. Cool. Sauf que quand vous ne connaissez que ♪ et j'ai crié, crié-é Aline, pour qu'elle revienne. Et j'ai pleuré, pleuré-é ♫♪ et cétéra, vous espérez découvrir un univers et non participer à un concert entre initiés. Du coup, il a réussi à m'assomer avec ses tablatures solitaires et ses triolets de croche. Et je me suis assoupie... Le temps m'a paru moins long, dans un sens ! Ceci dit, l'idée est géniale pour les fans de la première heure. Pour ceux de la dernière aussi, remarquez. C'est un très beau cadeau qu'il leur a fait. Il suffit de voir le sourire béat de ma voisine... Au moins, certains se sont amusés... ! C'est déjà ça.

2013_12_01