pièce de Saul O'Hara, adaptation de Pierre Sauvil

C'est dans une salle loin d'être comble que le rideau se lève sur une scène abritant le salon, à la décoration relativement moderne, d'une directrice de centre de réinsertion de jeunes délinquants. Cette dernière se voit impliquer, bien malgré elle, dans un guet-apens organisé par la police pour coincer un couple diabolique. Le mari, ancien pensionnaire du centre, est devenu riche en épousant à répétition des héritières malencontreusement disparues peu de temps après le voyage de noce. La femme, est devenue riche en épousant à répétition des héritiers malheureusement disparus peu de temps après le voyage de noce. C'est ballot. La police les soupçonne d'avoir éliminé leurs conjoints respectifs dans le but d'hériter au plus vite de leurs fortunes. Pour arriver à les confondre, le commissaire chargé des enquêtes s'est arrangé pour les mettre en relation afin qu'ils se marient et s'entretuent pour étayer ses dires. Et c'est parti pour les coups bas et pièges en tout genre.

Vu comme ça, ça à l'air poilant. Surtout qu'en tête d'affiche se trouvent Grace de Capitani et Pascal Sellem. Et ils sont poilant. Eux. Non ? Dommage que les seconds rôles soient plats et les desservent en ne donnant aucune dynamique à la pièce. Grace de Capitani a beau avoir un fort potentiel comique, elle ne peut pas sauver à elle toute seule le spectacle. Car au tout début, le spectateur est prêt à y mettre du sien. Souri, ri timidement même, encourage les acteurs par ses applaudissements mais devient rapidement passif face à la mollesse de la pièce. Pascal Sellem, de son côté, se démène tant qu'il peut pour sauver les meubles ; allant jusqu'à essayer d'impliquer le public. Flop ! Ici, une petite dame profite même de la lumière des projecteurs braqués sur la salle pour se faire la malle sous le nez du pauvre Pascal essayant de le prendre avec humour... En même temps, on la comprend... Les clichés sur les tentatives de meurtre assez pathétiques se succèdent les uns après les autres jusqu'à l'ultime fatidique mettant fin à ce spectacle indigne de ses deux vedettes. Les rappels se font timides et ont un goût d'obligation. La salle n'a qu'une hâte : se casser de là ! Dommage... Le pitch et les têtes d'affiche étaient pourtant prometteurs. A moins que nous en demandions trop pour satisfaire nos 40 € déboursés pour nous divertir...