Eole nous attendait à bras ouverts et ne nous a pas lâchés les bask' de toute la semaine... Néanmoins, vous avez pu profiter de l'île sans souffrir des grosses chaleurs parce qu'il ne faut pas déconner non plus, vous n'avez pas passé tout votre temps le postérieur collé dans un transat, les doigts de pied en éventail écoutant d'une oreille distraite les glouglous de la piscine, le regard perdu dans la grande bleue avec accessoirement un bon bouquin à porter de main.

Nan, nan, nan. Que nenni ! Vous, vous êtes une aventurière, une baroudeuse, une randonneuse. C'est ainsi que chaussée de chaussures de marche dans des chaussettes de montagne, le crâne protégé par un fichu, revêtue d'un T-shirt et pantacourt que vous êtes partie bille en tête pour LA semaine randonnée de l'année !

  • Oia - Fira, 3 heures de marche. C'est en chantant, limite en parodiant le film Les randonneurs, que vous êtes partie à l'assaut des sentiers de la montagne qui vous sépare de Fira. 1 heure plus tard, telle Cora, à la question anodine ça va ? vous auriez pu vous écrier époumonée "eh bah nan, justement, ça va pas du tout !". Qu'est-ce qu'il ne va pas encore ? s'écrie le lectorat. Ce qui ne va pas ??? La pluie ! Voilà ce qui ne va pas !!! T-shirts, tops, sandalettes, maillot de bain et crème solaire à emporter vous avez pensé. Mais point de poncho, K-way, bottes en caoutchouc et parapluie vous vous êtes encombrée ! Et lorsque l'averse est venue, telle la cigale, vous vous trouvâtes fort dépourvue !!! Comme vous êtes au milieu de nul part, bien évidemment, trouver un abri n'est pas chose aisée. Heureusement, peut-être par pitié, Perun a attendu que vous soyez proches de la route pour déverser le trop plein de la baignoire de Zeus ! Votre copine Ness pense immédiatement à aller squatter chez des autochtones sauf que bon, à part calimera, vous ne savez pas dire grand chose en grec. En cherchant bien, vous ne savez rien dire d'autre... Brice propose de piquer un 500 mètres vers le troquet du coin. Euh... l'option course, on oublie là tout de suite ! C'est alors que se révèle à vous l'improbable ! L'abri impensable : une bétonnière... Nous nous entassons tant bien que mal sous cet abri de fortune, ignorant les sourires des automobilistes devant le ridicule de la situation en attendant qu'Eole fasse son job en chassant les nuages. Puisqu'il est là celui-là, autant qu'il soit utile...

  • Akrotiri, 2 heures de marche. Etant arénophile (collectionneuse de sable. Quoi ? Ce n'est pas plus débile que de collectionner les boîtes de camembert... !), vous vous devez d'aller à la red beach histoire de compléter votre collection avec du sable rouge... qui s'avère être noir avec des grains rouges et blancs (très joli tout de même). La marche d'Oia-Fira vous a mis en jambes, vous décidez donc d'un commun accord de rejoindre Akrotiri par la côte et non par la route. Et puis, votre inséparable copain de route, vous avez nommé Le guide du routard, vous conseille une balade jusqu'au phare... que bien évidemment vous n'avez pas trouvé ! En revanche, vous pouvez vous extasier à loisir devant la beauté du paysage, des falaises, de la pureté de l'eau et profiter de ce spectacle sous les rayons bienveillants du soleil :)

  • Perissa - Kamari via l'ancienne Thera, 1 heure et demi de marche. Après vous être essoufflée à grimper un dénivelé de malade, fait une pause à l'ancienne Thera, quasi vous tuer en redescendant en faisant du hors piste, vous restaurer en bordure de mer, vous estimez que vous avez droit d'aller faire ce pourquoi vous êtes la plus douée en vacances : rôtir sur la plage. Ouééééééé !!! A peine avez-vous envoyé valser les immondes grosses chaussures de rando que vous posez vos petons délicats sur le sable. Grossière erreur ! Un léger détail vous a échappé... Vous n'êtes nullement sur du sable blanc des Caraïbes mais sur du sable noir d'une île volcanique... Autant vous aimez votre steak à point, autant vous préférez vos pieds tartares (hu, hu, hu qu'elle est drôle !). Vous réfrénez le cri animal qui monte en vous et reposez à vitesse grand V vos pieds sur la serviette. Vous décidez alors de quitter vos 0,5 mètre carré d'éponge pour aller les ravigoter dans l'eau en longeant la plage. Grossière erreur ! Ca, vous ne l'avez pas déjà dit ou le radotage vous guette ? Si, vous l'avez déjà dit. Bref. Vous avez également oublié qu'il ne s'agit pas d'une plage de sable mais une plage de tous petits galets... En France, vous n'auriez jamais eu l'idée de marcher nu-pieds sur des gravillons. Ben en vacances, si... Vous avez fini le reste de l'après-midi sur vos 0,5 m2 à 20 cm de l'eau, les pieds à trempouiller et à essayer de faire des ricochets.

Bilan : du vent, une averse, des pieds qui ont souffert, des belles images plein la tête, un décor de carte postale, des vacances réussies.