de Robert Goddard

2014_10_08En 1908, Edwin Strafford a 32 ans, est ministre du gouvernement anglais en place et amoureux fou d'un suffragette : Elizabeth. Deux ans plus tard, alors qu'il est sur le point de se marier, il perd du jour au lendemain son ministère et sa fiancée. Pourquoi ? C'est ce qu'aimerait découvrir Leo Sellick, un millionnaire sud-américain actuel propriétaire de la maison de Strafford, à Madère, son lieu d'exil. Pour ce faire, il emploie Martin Radford, un historien londonien déchu, qui comprendra assez vite que cette histoire ne les laissera pas indemnes.

 A priori, il y a arnaque sur le titre... Le secret d'Edwin Strafford n'est que la réédition de Les voies du bonheur. Et d'une. Et de deux, secret, secret, ce n'est pas vraiment un secret qui est à découvrir mais plutôt un mystère à élucider car le pauvre Edwin lui-même ne sait pas pourquoi le ciel lui es tombé sur la tête ! Parce que l'enquête ne démarre pas tout de go. D'abord, comme Martin, le lecteur doit se taper la lecture des mémoires de Strafford. Et comme elles sont censées avoir été écrites par un contemporain de Churchill, elles ont le style d'une plume tenue par un lord anglais... Autant dire que ce n'est pas la partie la plus exaltante à lire. Mais là est le génie de l'auteur : plusieurs styles d'écriture qui rythment ce pavé et permet au lecteur de se situer dans le temps et les histoires. Oui, les histoires, car Robert Goddard s'amuse à brouiller les pistes et intègre des intrigues dans l'intrigue poussant le lecteur à avancer rapidement pour avoir les réponses à toutes ses questions au bout de 600 pages (tout de même).