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Les villes et communes des bords de mer ou de fleuve, on les voit souvent des routes. Elles sont vivantes, gaies, colorées mais on regrette le manque de recul pour pouvoir jouir d'une belle vue d'ensemble. A bord d'un bateau, ça serait chouette. Pour la mer c'est plus compliqué (quoi que...) mais pour les fleuves, un tourisme récent permet de pallier au problème : les croisières.

Nantes.tourisme a tout compris. Surfant sur la vague des rencontres de l'Estuaire qui a mis depuis 2007, et continue à le faire, des oeuvres permanentes tout au long d'un des derniers fleuves encore sauvage en France. La Loire. Oh ! pas sur tout son trajet. Seulement entre son Estuaire et un de ses ports les plus connus. Entre Saint-Nazaire et Nantes. Où entre Nantes et Saint-Nazaire. C'est comme on veut. Quoi qu'il en soit, c'est deux heures et demi de croisière qui nous attendent à bord d'un petit navire agrémenté d'un pont découvert et d'un autre couvert pour satisfaire tout le monde et permettre de sortir quel que soient les caprices du temps. Et pour nous, vous permettre de situer les ports, pêcheries, oeuvres, entreprises et tout autre curiosité cohabitant sur les berges de ce fleuve chargé d'histoire, une hôtesse commente et attire l'attention du voyageur un coup sur babord, un coup sur tribord. Ici les jolies maisons colorées de Paimboeuf, là les enchevêtrements de tuyaux de la raffinerie de Donges, un peu plus loin la maison dans l'eau de Couëron, un peu avant le bateau mou ou le misconceivable semble vouloir échappé au triste sort des bateaux  engagés sur le canal de Martinière. Sur l'autre rive, bien en amont, l'observatoire de Tadashi Tawamata (?!) à Lavau sur Loire s'imagine suivant les explications qui n'ont d'autres buts que d'aiguiser notre curiosité "(...) L’artiste offre aux habitants un nouveau point de vue sur le fleuve en créant un cheminement aboutissant à un observatoire (...)" Il ne reste plus qu'à aller y faire un tour. Tout comme la vingtaine d'oeuvres qui ponctuent les berges mais non visible du fleuve.

Donc, à dix heures tapantes, le Saint Vincent de Paul largue les amarres, quitte le bassin nazairien et s'avance vers l'écluse. Les portes amont se referment. Dix minutes plus tard, le niveau de l'eau a baissé d'un mètre cinquante pour permettre au navire de s'engager dans l'estuaire. Il passe sous le pont de Saint-Nazaire et nous emmene à la rencontre du fleuve. Les ports de pêche se suivent en arborant tous des couleurs plus chatoyantes les unes que les autres (Info ou intox : il paraîtrait que les pêcheurs peignaient leur maison avec les restes de peinture de leur bateau). Quelques kilomètres plus tard, Trentemoult sur tribord. Barre légèrement à babord et s'offre à nous le spectacle de Nantes, port d'arrivée. Avec un peu de chance, vous accosterez avec le barrissement de l'éléphant des machines de l'île en guise de bienvenue. Les pieds de chacun ayant retrouvé la terre ferme du quai bétonné des anciens chantiers Dubigeon, j'entends la benjamine de six ans demandé à son cousin de trois ans son aîné qu'est-ce qui t'a le plus plu ? Etre allé avec le commandant et voir comment le bateau avance lui a-t-il répondu les yeux encore plein de rêve. Leur journée fut faite, je crois.

~Au départ de Nantes : quai Ernest Renault
Au départ de Saint Nazaire : quai du Commerce
Dates et horraires disponibles : à consulter ici ~

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~ Saint-Nazaire - Paimboeuf - Le Pellerin - La Loire - les pêcheries, Couëron - Trentemoult - Bras de la Madeleine, Nantes ~