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Cette petite plante n'est pas jolie. Cette petite plante n'est pas typique. Cette petite plante est juste un parasite. La jussie... un nom poétique pour le dernier fléau qui s'est abattu sur la Brière depuis quelques années. Après les poissons chats, les ragondins, les écrevisses, les ibis, les black bass et les rats musqués manquait plus que la jussie. Elle s'étend sur des mètres et des mètres carrés étouffant tout sur son passage : étiers, fossés, canaux, menaçant toute la flore faisant la biodiversité d'un marais de disparition. Elle n'épargne pas non plus la faune en empêchant les petits poissons de circuler à causes de son système racinaire dense et très long. Les animaux de surface souffrent également puisqu'elle recouvre le moindre mm² de surface d'eau. Canards, poules d'eau, bécassines et autres oiseaux de marais n'ont plus qu'à à aller se trouver un autre lieu de barbotage. Comment pouvait-on imaginer un tel désastre écologique quand on sait que cette plante est en vente dans n'importe quelle jardinerie pour agrémenter un petit plan d'eau... En bonne squatteuse, il ne suffit pas de l'arracher à la grosse pour s'en débarrasser. Ben tiens ! Le moindre petit bout laissé sur place lui permet de renaître et de continuer sa conquête tel une hydre végétale. C'est désespérant. C'est frustrant. C'est rageant.  Et c'est terrible de voir la nature se faire bouffer par une espèce introduite sans qu'on y puisse vraiment grand chose. Oh il y a bien des campagnes d'arrachage organisées par les sociétés de chasse mais c'est comme pisser dans un violon. Face à l'ampleur de la tâche, on a juste envie de baisser les bras, de s'assoir et de pleurer...

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