de Robert Stromberg

Il était une fois, dans un royaume très très lointain, se cotoyaient deux mondes : celui des hommes et celui des fées. Bien entendu, les hommes enviaient celui de fées jusqu'au point de projetter lui déclarer la guerre. Maléfique, la jeune fée désignée reine de son monde s'est pourtant, un temps, liée d'amitié avec Stéphane, un jeune serf ayant réussi à passer la frontière. Cette amitié sincère s'est mue en amour véritable. Pourtant une jour, la nature humaine étant ce qu'elle est, Stéphane commet l'irréparable pour le pouvoir et la richesse : bafouer la confiance et les sentiments d'une fée.

2014_06_09

 La belle au bois dormant est un des tout premiers film d'animation que j'ai pu voir au cinéma. Je suis bien entendu tombée amoureuse du prince Philippe. Aaaah ! Philippe... (soupir). Autant dire que j'attendais beaucoup de cette adaptation... Prête à retrouver mon amour d'enfance, ce fougueux prince bravant un dragon pour libérer l'objet de son coup de foudre. Que c'est romantique ! (soupir bis). On aura beau dire ce que l'on voudra, les rêves de petite fille sont et seront toujours tournés vers les contes et les princesses tout de rose vêtues, sauvées du pétrin dans lequel elles se sont fourrées par un grand, beau, riche et intelligent (?) gaillard. N'en déplaise aux extrémistes féministes. Philippe, donc. Ah bah là, je ne fus pas déçue du voyage ! Mais quelle andouille !! (Philippe. Pas moi) (Je précise, sait-on jamais). Non seulement il a deux mains gauches et est aussi hypocrite que ses congénères et en plus il s'est fait voler la vedette par le dragon qu'il était censé dézinguer. OK, le réalisateur a pris quelques libertés avec le conte de monsieur Charles mais surfe sur la tendance du moment à donner la part belle à la gent féminine là où elle était encore cantonnée à l'état de cruche quelques petites cinquantaines d'années passées. Rayponce avait donné le la, permettant aux Studios Disney de fouler au pied le machisme légendaire de leur créateur. L'adaptation de Blanche Neige par le réalisateur Tarsem Singh avait, quant à lui, enfoncé le clou. Nous n'en attendions finalement pas moins de Robert Stomberg. C'est qu'on s'habituerait vite à ce nouveau statut ! Néanmoins, ce parti pris de raconter cette histoire du point de vue de Maléfique permet au réalisateur toutes les fantaisies. Après tout, jusqu'à présent, nous n'avions eu qu'un seul son de cloche... Et il ne se prive pas, pour notre plus grand plaisir. Les décors sont féeriques à souhait concurrençant sans rougir ceux d'Avatar ce qui m'a valu de me maudire d'être devant une version 2D, ayant volontairement tourner le dos à celle en 3D. C'est dire. La distribution est fine et juste. Angelina Jolie s'est vue confier une lourde tâche dont elle se sort avec brio. Pas simple de convertir à sa cause aujourd'hui toutes ces gamines (dont je fais parti) qu'elle a terrorisé autrefois. Un petit bémol toutefois concernant les sourcils d'Aurore. C'est quoi ce truc ?!?? Oui c'est un détail. Mais étant donné que Blanche Neige a eu le même soucis je suis en droit de mettre le doigt dessus. C'etait à la mode en ce temps là de les avoir noirs et bien fournis ? Je m'interroge. Et pour finir, les fans apprécieront le petit clin d'oeil à la version de Walt Disney lors du générique de fin qui reprend ce si célèbre morceau : j'en ai rêvé. On ne se refait pas...