2014_03_04a

Or, donc, l'autre jour, je suis allée voir un spectacle de danse contemporaine. Desh, chorégraphié et interprété par Akram Khan.

La danse contemporaine, on la sent, on la vit. Ou pas... Je me situe plutôt dans la deuxième catégorie à mon grand désespoir. Mais je me soigne. Je rage encore de n'avoir rien compris à l'histoire racontée par cette formidable compagnie qu'est Lord of the dance à laquelle j'avais assisté il y a quelques années. C'est donc toujours avec une certaine appréhension que je me risque à assister à ce type de spectacle quand je ne connais pas l'histoire d'avance. D'autant plus qu'ici, le danseur est seul sur scène... Enfin ça, c'est ce que laisse penser le programme car en fait, les technologies modernes et l'inventivité des metteurs en scène multiplient les possibles. Et l'ensemble nous propulse au pays des merveilles. Le fond n'est pourtant pas réjouissant (le mal être d'un vieux bangladais exilé à Londres hante l'esprit de son fils pour l'inciter à rejoindre sa patrie) mais la beauté, la fluidité du danseur fait vite oublier tout ça. Les interventions audio permettent de suivre le fil du scénario sans être intrusives. Les incrustations visuelles sont poétiques et émerveillent, nous ramenant dans la douceur de l'enfance. Alors même si les interventions sont en anglais, pas besoin d'être bilingue ni d'avoir un master en danse pour apprécier, comprendre et se laisser emporter par ce magnifique spectacle. Akram Khan termine en nage et essoufflé. Il a tout donné. Et pour cause. Cette histoire, c'est un peu son histoire, celle de son père et de sa famille. Avec tout ça, je ne peux qu'encourager les chanceux qui verront ce spectacle monté dans leur ville à y assister. Vous ne le regretterez pas !