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Or, donc, une fois n'est pas coutume, vous avez trop mangé... A Noël. Comme beaucoup, non ? Alors, lorsque le soleil a daigné pointer quelques rayons au travers des nuages le lendemain des festivités, une balade digestive post repas de roi s'est imposée. Ca tombait bien, c'était le jour de marche du groupe de copines de votre mère. Tu veux y aller ? qu'elle vous demande. Ben ouais ! que vous y répondez. Et c'est comme ça que vous vous êtes retrouvée à intégrer un petit groupe de joyeuses retraitées en route d'un bon pas pour les illuminations de la crèche de la chapelle du coin. Le journal en parle. C'est que ça doit être chouette à voir, non ?

Même si elles forment un groupe, elles ne marchent pas toutes au même rythme... L'une d'elles, malgré ses petites jambes, trottine plus qu'elle ne marche ce qui lui permet de distancer les autres. Une décide d'accélérer le pas pour la rattraper. Piapiapia et piapiapia, les voilà rendues cent mètres devant. Elles s'arrêtent. Attendent un peu et décident finalement de continuer sans que le restant du groupe les ait rattrapées. Au fond, nous allons au même endroit. Non ? Oui mais par des chemins différents... Si les deux échappées continuent par la route, les autres prennent les chemins de remembrement (ou à quatre grammes. C'est comme on veut). Perso, vous préférez les chemins de traverse que les routes, même si celles-ci ne sont finalement que des chemins  de charrette goudronnés. Bien vous en a pris car celle qui semble être la chef de bande détourne le reste du groupe du circuit pour vous entraîner vers un lieu dit : la Perrière. Vous connaissez Marie ? vous demande-t-elle. Jamais entendu parler... admettez-vous alors qu'il se situe à quelques kilomètres du fief familial. Vous découvrez alors une zone humide où la tempête et le déluge de ces derniers jours ont fait sortir la rivière de son lit. Les arbres ont les pieds dans l'eau tout comme les deux, trois habitations constituant le dit village. Le petit pont en bois du jardinet de l'une ne montre plus que ses rambardes. Le reste est enseveli sous les eaux. Les deux voisins ne valent guères mieux. Le spectacle n'est pas désolant. Toute cette eau donne une ambiance un peu irréelle voire féerique au lieu (contes et légendes de Bretagne obligent !). Le pont permettant d'enjamber la rivière n'est plus là. Seuls les blocs de béton au milieu de l'eau témoignent de l'existance d'un passage, naguère. Le moulin à eau, lui, vieux de plus de 180 ans n'est plus que l'ombre de lui-même mais permet de prouver une activité meunière dans ce petit coin reculé. Les volets de la maison d'habitation construite bien après sont fermés. Serait-elle devenue une maison d'été ? Les commentaires vont bon train alors que nous remontons la côte pour rejoindre le trajet initial. C'est pas tout ça mais nous avons une crèche à admirer tout de même ! Et les deux autres doivent se demander ce que vous traficotez...

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