de Niccolo Ammaniti

La famille Zéna est ce qu'on appelle communément un cas soc'. Père célibataire skinhead, chômeur et alcoolique, Rino élève sont fils, Christiano, dans la violence et le faschisme. Afin d'améliorer leur condition de vie, il accepte de participer à un casse organisé par son pote de beuverie, Danilo, accompagné de quatro formaggi, l'abruti du village. Le jour J, tous les éléments semblent s'être concertés pour leur compliquer la tâche. Comme Dieu le veut...

Véritable coup de coeur pour ce roman à fleur de peau. Bien que antipathiques, à vomir et détestables que soient les personnages principaux décrits par une plume plutôt crue et écorchée vive, on se surprend à leur trouver des circonstances atténuantes. C'es vrai quoi, la vie n'a pas été tendre avec eux non plus...
Niccolo Ammaniti peut être fier de lui, son lecteur est ferré, incapale de lâcher son bouquin avant d'en connaître tous les tenants. Et il sait y faire ! Avancer son histoire doucement dans un suspens insoutenable. Non, je ne lirai pas la fin, non je ne lirai pas la fin. Argh ! On est à l'agonie... avec une envie de crier, d'avertir, d'influencer ces pauvres hères comme un ange veille sur ses protégés. Mais si le lecteur se prend pour un ange gardien, l'auteur, lui, est un dieu et fait bien ce qu'il veut. La messe est dite. Amen.