de Baz Luhrmann

Sarah Ashlay, riche anglaise, décide de rejoindre son mari exilé dans leur ranch australien de Faraway Downs. Ce qui l'attend à son débarquement dépasse tout entendement pour une lady de son acabit : une exploitation en ruine au milieu de nul part, des aborigènes en guise d'employé, un régisseur félon, un mari décédé, un livre des comptes à la dérive, etc. Il ne semble lui rester qu'une seule alternative : vendre... au plus grand contentement du plus gros exploitant de bétail bovin du pays, seul acquéreur. Pourtant, avec l'aide d'un cowboy indépendant, le "drover", elle décide de mener à bien le dernier projet de son défunt mari : convoyer à Darwin 1500 têtes de bétail et contrecarrer ainsi les projets de monopole du king Carney.

A mi chemin entre le conte et le western, Australia est la comédie romantique des fêtes de fin d'année par excellence. Si le déroulement et la fin sont sans surprise, les fleurs bleues que nous sommes marchent à fond. A fond dans la love story inévitable sur fond de chabadabada. A fond sur la bonne bouille du petit Nullah qui en fera craquer plus d'une. A fond sur les paysages grandioses et envoûtants de l'Australie. A fond pour la cause aborigène qui est subtilement distillée. A fond pour la BO qui vous trotte dans la tête longtemps après. ♫ Somewheeeere, over the rainbow... ♫♫ Pourtant, malgré ce cocktail gagnant, une petit bémol se profile tout de même. La longueur... Autant la première partie enchante, autant la deuxième est un peu plus dénuée d'intérêt. Dommage que l'histoire s'éternise. Vous auriez bien vu le mot fin sur le long baisé, sous la pluie, des deux héroïnes. Raaaaah, l'indécrottable coeur d'artichaut que vous êtes !