18h30 : vous êtes à la bourre. Comme d'habitude diront les mauvaises langues... 18h40 : vous vous retrouvez devant les grilles du bassin de Penhoët. Devant vous se dresse le mastodonte petit dernier de l'armateur italien MSC, le Poésia, 3ème de série. 1275 cabines, 3013 passagers. Aujourd'hui est jour de fête. L'heure de son inauguration à sonner. Vous êtes sur le point de passer les barrières de sécurité quand un papier bleu s'agite frénétiquement sous votre nez. Le propriétaire de la main tenant le tract n'est autre qu'un syndicaliste. Vous réfrénez un soupir d'agacement. "Pendant que vous serez à festoyer à bord, d'autres font la grève de la faim à la mairie". Ah ! parce qu'il vous faut culpabiliser ?!!

D'un geste, vous fourrez les revendications dans votre poche de manteau et laissez du mauvais côté de la barrière le rabat joie. Un autre monde s'ouvre alors à vous. Tapis bleu d'un total raccord avec le tract au fond de votre poche vous invite à vous rapprocher de la porte d'embarcation. Le comité d'accueil vous attend en haut de la passerelle. "Bonyour, bienveniou à bord" vous dit un grand basané dans son uniforme bleu marine. Vous vous sentez presque dans la peau d'une people le temps de son beau sourire. Le chemin vers les ponts supérieurs est ponctué de personnel asiatique qui vous salue et vous invite à vous présenter face à un des ascenseurs. Lorsque vous franchissez la limite entre la zone équipage et la zone passagers, votre pied droit reste bêtement suspendu en l'air un quart de seconde. Votre première réaction est de vous dire "merde, j'ai pas mes sur-bottes !". La deuxième arrive tel le petit démon atterrissant dans un 'poc' à peine audible sur votre épaule gauche déstabilisant l'angelot confortablement installé sur celle de droite : "tu t'en fous, ce soir t'as le droit. Alors vas-y !". Votre pied droit, rassuré, s'enfonce alors dans l'épaisse moquette. Les semelles de vos bottes apprécient en connaisseuses ! Un chasseur vous appelle l'ascenseur et vous envoie vers les paradis disponibles (C Aldebert).

Pont 13. Les portes s'ouvrent. Vous avez à peine le temps de quitter l'habitacle couvert de miroirs que vous vous retrouvez dans la cafétéria "Villa Pompeiana" où une flûte de champagne vous tend les bras en guise de bienvenue. Vous y trempouillez les lèvres en faisant un rapide tour d'horizon afin de trouver une ou deux connaissances dans cette foule. Là ! A 2 heures ! Des têtes connues ! "Tieeeeeeeeeeeens !! Comment vas-tu ?" Moua, moua sonores sur chaque joue. On dirait la grosse Molly Brown ! 3 flûtes plus tard, le speach du commandant balancé, il est temps de penser à se rapprocher du buffet. Crudités, salades, charcuteries françaises et italiennes, viandes chaudes en sauce, gigot d'agneau, petits légumes cuisinés, gratins, pasta sûrement al dente, pizza etc. Vous ne voulez pas avoir les yeux plus gros que le ventre... Vous préférez laisser une petite place pour la ronde des desserts : melon, ananas frais, mousse aux 2 chocolats, gelée d'orange accompagnée de fruits frais, moka, gâteaux aux fruits etc. Un café et vous partez à l'asseau des 9 ponts à visiter avant de terminer la soirée attablée en bonne compagnie au "Moulin rouge" du pont 7, un verre de cognac chauffant au creux de la main et des chansons de marin en fond sonore.

Minuit. Les 12 coups ne sonnent pas mais le groupe remballe. Les serveuses débarrassent les verres abandonnés vides. Tout l'équipage de service s'active à ranger fauteuils et tables basses. Il vous faut quitter cet univers de fête pour retrouver vos quartiers. Fin de transmission. Le petit au fond ? Oui toi ! Tu veux toi aussi partir au pays imaginaire ? Oui ? Alors accroche toi bien à ta souris, clic and enjoy your travel with MSC compagny :)

Nota : l'animation sous youtube n'est pas la mienne. Movie maker plante depuis 3 jours... et ça m'éneeeeeeeerveuuuuuuu ! La patience me caractérisant m'a incitée à "emprunter" l'animation d'une tierce personne, a priori également présente à la petite sauterie.